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Nous avons continué à travailler selon deux directions : un chercheur dans une classe – travail autour d’un contenu : la logique, ceci en lien avec la réintroduction de contenus explicites de logique dans les programmes de lycée. Ces deux axes ont nourris un stage sur la transition Lycée –université dans le cadre d’une OFC inscrite au PAF, ainsi que plusieurs déplacement dans les établissement. Par ailleurs, le groupe GLU a été très impliqué dans la venue à Montpellier de l’exposition internationale « Pourquoi les mathématiques » ; les participants au stage PAF de 2011-2012 avaient exprimé le souhait de se rapprocher de l’université pour permettre à leurs élèves de faire évoluer leur représentation des études scientifiques et en particulier mathématiques. Dans cette perspective, la possibilité » de faire venir à Montpellier l’exposition internationale « Pourquoi les Mathématiques » avait rencontré un écho très favorable. Ce projet s’est concrétisé rapidement puisque l’exposition « Pourquoi les mathématiques » est présentée à Montpellier du 29 octobre au 20 décembre 2012, d’abord à la médiathèque d’Agglomération Emile Zola, puis à la Bibliothèque Universitaire Sciences sur le campus Triolet. Nous présentons le bilan de cet événement au point 3.

 

Travail autour d’un contenu : la logique 

 Les membres ayant participé au travail de ce sous-groupe sont : Sophie Beaud – Michel Bourguet - Alain Bruguieres - Hervé Dicky – Marion Diedonné - Viviane Durand-Guerrier – Alice Ernoult – Martine Lizambert – Benoît Ray– Nicolas Saby –David Théret –

Le travail au long cours 

Le travail a porté principalement sur une mise en commun des enseignements proposés ou des activités mises en oeuvre dans les classes par les participants. Séverine Bérard a présenté de manière détaillée les enseignements de logique proposés aux étudiants de première et deuxième année de licence en lien avec l’informatique. Les collègues du secondaire ont proposé des activités qu’ils mettent en oeuvre dans les classes ; celles-ci ont été discutées et analysées du point de vue des apprentissages logiques. Alice Ernoult a présenté le travail réalisé dans la classe de CPES du lycée Daudet à Nîmes.

 

Les échanges avec d’autres IREM

Dans le cadre de ce travail, deux membres du groupe participent aux travaux de deux C2I : la C2I Lycée qui a mis en place un groupe Logique à la rentrée 2010, ainsi que la C2I Université qui travaille depuis plusieurs années régulièrement sur les questions de logique dans l’enseignement des mathématiques post bac et à la transition lycée-université. Les travaux dans ces différents groupes font apparaître des difficultés spécifiques pour l’élaboration de ressources sur les questions de logique, et mettent en évidence la nécessité de construire une culture commune qui aujourd’hui fait le plus souvent défaut.

Le travail sur la logique sera poursuivi en 2013-2014 par la publication d’une brochure à destination des enseignants de lycée et du supérieur avec pour objectif de proposer des ressources pour les enseignants prenant en compte explicitement les questions spécifiques liées à la transition.

 

Mémoire de Master HPDS

En lien avec les travaux du groupe, Alice Ernoult a soutenu en septembre 2013 un mémoire de Master 2 dans la spécialité professionnelle DEHS (Didactique Epistémologie et Histoire des Sciences) du Master HPDS, encadré par Viviane Durand-Guerrier et intitulé : « : APPORTS D'UN TRAVAIL PLURIDISCIPLINAIRE SUR DES TEXTES DE LEWIS CARROLL POUR TRAVAILLER LA LOGIQUE A LA TRANSITION LYCEE-UNIVERSITE. »

Résumé : Je me propose dans ce mémoire d'étudier l'apport de l'étude de quelques textes extraits d' *Alice's Adventures in Wonderland* et de *Through the Looking Glass* de Lewis Carroll en classe pour l'enseignement de la logique et de l'implication, en particulier au lycée et à la transition lycée-supérieur. Je m'appuierai sur deux expérimentations que j'ai menées en classe de seconde et dans une Classe Préparatoire aux Etudes Supérieures (CPES, classe de transition entre le baccalauréat et les études supérieures) en anglais et en français, pour montrer en quoi le récit nonsensique permet l'apparition de contradictions et déséquilibres caractéristiques du milieu de la théorie des situations didactiques.


 

 

 

 

Un chercheur dans une classe

 

Les activités habituelles 

Le groupe s’est constitué en décembre 2009 ; en 2011-2012 les membres du groupe GLU ayant participé à ce groupe sont Sophie Beaud, Alain Bruguières, Alice Ernoult, Nicolas Saby. Pour leurs interventions dans les classes, les chercheurs utilisent le diaporama réalisé en 2010-2011 par Mathieu Cathala sous la direction de Xavier Bry. Cette présentation est complétée par des activités mettant en jeu des aspects des mathématiques non familiers aux élèves dans lesquelles ils peuvent s’engager (par exemple entrelacs, webcam, série policières). Un questionnaire d’évaluation est également proposé aux élèves. A cette occasion, il arrive parfois que des membres extérieurs au groupe GLU interviennent également. En effet, ces actions demandent du temps et les forces actuelles du groupe ne sont pas suffisantes. 

 

Les opérations en lien avec la venue de l’exposition « Pourquoi les Mathématiques »

 

La venue de l’exposition à Montpellier s’inscrit dans la dynamique des actions pour favoriser les relations entre les lycées et l’université, et plus largement entre els établissement scolaires (primaire et secondaire). Le stage conduit en 2011-2012 associant des professeurs du second degré dans le cadre du PAF et des enseignants du supérieur dans le cadre de la formation des personnels UM2 avait montré un fort intérêt des participants pour la venue de cette exposition. Nous avons mis en place très rapidement à l’automne 2012 cette opération ambitieuse qui a été un très grand succès.

Nous reproduisons ci-dessous le bilan qui a été réalisé pour le dossier d’évaluation du laboratoire I3M. Cette opération a en effet été conduite en étroite collaboration entre le département, l’IREM et le laboratoire comme on le verra à la lecture du bilan. Alain Bruguières, Viviane Durand-Guerrier, Nicolas Saby, David Théret et Michel Bourguer étaient membres du comité de pilotage. Les membres du groupe GLU ont en outre accueillis des classes au département de mathématiques lorsque l’exposition était à la BU Sciences.

Texte dans le volet.

 

 

Journée Portes Ouvertes de l’Université Montpellier 2

Al'occasion de la journée Porte Ouverte de l'UM2, deux plages d'ateliers mathématiques sur les Entrelacs ont été proposées par Alain Bruguières de 10h30 à 11h30 et de 14h à 15h.
D'autre part, l'exposition "Femmes en mathématiques" sera ouverte au public de 9h à 17h dans le bâtiment de mathématiques (Bâtiment 9) avec visites commentées par Viviane Durand-Guerrier

 

Les points débattus lors de la réunion de rentrée du 15 septembre 2009 :

1. L'écart des notes entre l'année de terminale et le baccalauréat. Un écart de 3 à 4 points en faveur du baccalauréat. Les moyennes de maths sont faibles : Maths 9/20 – Physique 12/20. Ceci pose la question de l'évaluation. L'épreuve pratique pouvait être un levier pour faire évoluer les pratiques ; or elle n’est pas apparue au baccalauréat (elle peut néanmoins être mise en place dans l'année).

2.L'origine des étudiants en première année d'université à l'UM2. Une enquête montre que très peu ont suivi la spécialité maths en Terminale. Parmi les reçus au bac ayant choisi la spécialité SVT, 8% ont une mention Bien ou Très Bien. Ils sont 40% parmi ceux ayant choisi la spécialité maths. Il y a une concurrence avec les autres disciplines scientifiques.

3. L'attractivité des mathématiques. A notre niveau, on ne peut pas jouer sur le baccalauréat. Il faut essayer de faire en sorte que le passage soit plus souple entre lycée et université, améliorer la connaissance mutuelle entre Enseignants chercheurs à l'Université et enseignants de Lycée (agir en particulier sur le manque de connaissance précise des enseignants du Lycée sur ce qu'est la recherche en mathématiques), identifier les différences et essayer de les réduire, rendre plus évidents les débouchés des maths (bon placement des étudiants ayant un M2 en maths), faire venir des Enseignants-chercheurs dans les classes, des lycéens dans l'Université, faire travailler lycéens et étudiants universitaires ensemble. Par exemple, dans une Terminale S, sur 32 élèves, aucun ne veut venir à la fac, et encore moins en maths. Il faudrait pouvoir jouer sur la représentation des mathématiques. Une expérience en 2009-2010 de visite du LIRMM par une classe de seconde lauréate d'un concours « Découverte des Sciences Informatiques ». Un type de chose à développer. Un stage qui n'a pas abouti : quoi de neuf sur les recherches en maths sur deux jours ; le stage n'a pas pu avoir lieu. Existence de programmes de promotion des sciences. L'exemple de ce qui se fait à Luminy dans le cadre d'Hippocampe maths :

http://iml.univmrs.fr/~mrd/Hippocampe/hippoweb_presentation.html.

N‘oublions pas que les premiers laboratoires de maths en lycée ont été mis en place dans l'académie de Montpellier.

4. Le devenir des études scientifiques à l'université. Concurrence des classes préparatoires ; des écoles d'ingénieurs ; des IUT, où les étudiants sont très « maternés ».

5. Les méthodes d'enseignements et l'autonomie des élèves et des étudiants. Au lycée, les instructions officielles encouragent à faire travailler à partir des problèmes ; cela ne semble pas toujours être le cas à l'université. Du côté du secondaire, il semble cependant y avoir des résistances, en particulier parce que les collègues ne voient pas toujours comment cela s'insère dans les programmes ; de ce fait, ce n'est pas une pratique si répandue. Une question : est-ce utile de le faire au lycée si ça n'est pas repris en fac ? On peut mettre en place de la résolution de problème dans un module, mais le plus souvent, ce sont des enseignements standards. Sur quelles connaissances de ce que sont les maths peut-on s'appuyer en première année d'université ? A l'université, il n'y a pas nécessairement une méthode qui tourne ; il faut faire des choix ; on demande plus d'autonomie ; les enseignants pensent que les étudiants savent déjà faire des maths ; ce n'est pas le cas. Une question qui se pose : faire des maths, faire faire des maths ou enseigner des maths. Les mathématiques nécessitent une activité, pas seulement un apprentissage de définitions ou de théorèmesL

Les objectifs pour le groupe

1. Regarder la question des méthodes d'enseignement des deux côtés : initiation à la démarche scientifique, apprentissage par résolution de problèmes, autonomie.

2. Regarder les méthodes de travail du point de vue du professeur : les manuels, les programmes et les pratiques.

3. Regarder les méthodes de travail des élèves : utilisation de manuels, etc. (ces méthodes ne sont pas forcément en adéquation avec les volontés des enseignants).

4. Identifier les clés pour comprendre l'école, pour comprendre l'université

5. Choisir un contenu d'enseignement à l'université et travailler sur les difficultés identifiées des étudiants, les connaissances de lycée sur lesquelles on pourrait s'appuyer, ce qui serait nécessaire et qui n'est pas disponible. Prendre en compte les questions de logique et de raisonnement.

6. Travailler sur la question de l'orientation : en lien avec ONISEP et SAIO. Il faut travailler sur notre public ici à l'université en L1.

7. Proposer des actions pour lutter contre la désaffection pour les mathématiques

Les réunions ont lieu une fois par mois le vendredi après-midi de 14h à 17h

 

bbnIntégration des Outils Informatiques (IOI)

Ce groupe a fini son précédent projet autour d'Edumatics. Vous pourrez retrouver prochainement l'ensemble des ressources produites.

Lire la suite : Intégration des Outils Informatiques (IOI)

Le travail à l'IREM est organisé autour de groupes de recherche se réunissant régulièrement avec une problématique sur plusieurs années, donnant lieu à une production de ressources, des publications et des stages de formation.

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