Les points débattus lors de la réunion de rentrée du 15 septembre 2009 :

1. L'écart des notes entre l'année de terminale et le baccalauréat. Un écart de 3 à 4 points en faveur du baccalauréat. Les moyennes de maths sont faibles : Maths 9/20 – Physique 12/20. Ceci pose la question de l'évaluation. L'épreuve pratique pouvait être un levier pour faire évoluer les pratiques ; or elle n’est pas apparue au baccalauréat (elle peut néanmoins être mise en place dans l'année).

2.L'origine des étudiants en première année d'université à l'UM2. Une enquête montre que très peu ont suivi la spécialité maths en Terminale. Parmi les reçus au bac ayant choisi la spécialité SVT, 8% ont une mention Bien ou Très Bien. Ils sont 40% parmi ceux ayant choisi la spécialité maths. Il y a une concurrence avec les autres disciplines scientifiques.

3. L'attractivité des mathématiques. A notre niveau, on ne peut pas jouer sur le baccalauréat. Il faut essayer de faire en sorte que le passage soit plus souple entre lycée et université, améliorer la connaissance mutuelle entre Enseignants chercheurs à l'Université et enseignants de Lycée (agir en particulier sur le manque de connaissance précise des enseignants du Lycée sur ce qu'est la recherche en mathématiques), identifier les différences et essayer de les réduire, rendre plus évidents les débouchés des maths (bon placement des étudiants ayant un M2 en maths), faire venir des Enseignants-chercheurs dans les classes, des lycéens dans l'Université, faire travailler lycéens et étudiants universitaires ensemble. Par exemple, dans une Terminale S, sur 32 élèves, aucun ne veut venir à la fac, et encore moins en maths. Il faudrait pouvoir jouer sur la représentation des mathématiques. Une expérience en 2009-2010 de visite du LIRMM par une classe de seconde lauréate d'un concours « Découverte des Sciences Informatiques ». Un type de chose à développer. Un stage qui n'a pas abouti : quoi de neuf sur les recherches en maths sur deux jours ; le stage n'a pas pu avoir lieu. Existence de programmes de promotion des sciences. L'exemple de ce qui se fait à Luminy dans le cadre d'Hippocampe maths :

http://iml.univmrs.fr/~mrd/Hippocampe/hippoweb_presentation.html.

N‘oublions pas que les premiers laboratoires de maths en lycée ont été mis en place dans l'académie de Montpellier.

4. Le devenir des études scientifiques à l'université. Concurrence des classes préparatoires ; des écoles d'ingénieurs ; des IUT, où les étudiants sont très « maternés ».

5. Les méthodes d'enseignements et l'autonomie des élèves et des étudiants. Au lycée, les instructions officielles encouragent à faire travailler à partir des problèmes ; cela ne semble pas toujours être le cas à l'université. Du côté du secondaire, il semble cependant y avoir des résistances, en particulier parce que les collègues ne voient pas toujours comment cela s'insère dans les programmes ; de ce fait, ce n'est pas une pratique si répandue. Une question : est-ce utile de le faire au lycée si ça n'est pas repris en fac ? On peut mettre en place de la résolution de problème dans un module, mais le plus souvent, ce sont des enseignements standards. Sur quelles connaissances de ce que sont les maths peut-on s'appuyer en première année d'université ? A l'université, il n'y a pas nécessairement une méthode qui tourne ; il faut faire des choix ; on demande plus d'autonomie ; les enseignants pensent que les étudiants savent déjà faire des maths ; ce n'est pas le cas. Une question qui se pose : faire des maths, faire faire des maths ou enseigner des maths. Les mathématiques nécessitent une activité, pas seulement un apprentissage de définitions ou de théorèmesL

Les objectifs pour le groupe

1. Regarder la question des méthodes d'enseignement des deux côtés : initiation à la démarche scientifique, apprentissage par résolution de problèmes, autonomie.

2. Regarder les méthodes de travail du point de vue du professeur : les manuels, les programmes et les pratiques.

3. Regarder les méthodes de travail des élèves : utilisation de manuels, etc. (ces méthodes ne sont pas forcément en adéquation avec les volontés des enseignants).

4. Identifier les clés pour comprendre l'école, pour comprendre l'université

5. Choisir un contenu d'enseignement à l'université et travailler sur les difficultés identifiées des étudiants, les connaissances de lycée sur lesquelles on pourrait s'appuyer, ce qui serait nécessaire et qui n'est pas disponible. Prendre en compte les questions de logique et de raisonnement.

6. Travailler sur la question de l'orientation : en lien avec ONISEP et SAIO. Il faut travailler sur notre public ici à l'université en L1.

7. Proposer des actions pour lutter contre la désaffection pour les mathématiques

Les réunions ont lieu une fois par mois le vendredi après-midi de 14h à 17h