Responsables : Manuel Bächtold et Thomas Hausberger

« S’il est un constat sur lequel tous mes interlocuteurs s’accordent, c’est qu’il existe une réelle et large demande de la part des étudiants en sciences, lesquels souhaitent qu’une part de l’enseignement qui leur est dispensé soit consacrée à leur présenter la science `sous un autre aspect que purement technique`. Ils aimeraient ne pas arriver au terme de leur cursus scientifique sans qu’on leur ait donné les moyens de réfléchir sur ce qu’est la science. Cette demande peut, selon les disciplines, s’exprimer comme ne demande d’épistémologie, d’histoire des sciences, d’éthique... » affirme Dominique Lecourt dans son rapport au Ministre Lecourt, p.33 de septembre 1999.

Lecourt entrevoit l’articulation entre philosophie et sciences dès le secondaire : « […] il importerait d’inciter dès maintenant les enseignants scientifiques et philosophes à coopérer dans le cadre ou dans le prolongement des cours de philosophie des sciences dans les lycées. Rien n’apparaît plus souhaitable que de montrer aux élèves une réflexion commune de leurs enseignants sur les démarches, les perspectives et les enjeux des sciences qu’on leur enseigne. Les effets d’une telle incitation sur la culture des jeunes Français se révéleraient à long terme très profonds. Ils se manifesteraient en particulier par leur façon d’exercer leur citoyenneté face aux grandes questions qui mettent en jeu les réalités scientifiques et techniques : l’esprit de la recherche viendrait vivifier l’esprit civique. » Lecourt p.43

Une initiative à Montpellier pour répondre à ces multiples attentes est celle de l’équipe IREM « Mathématiques et Philosophie » qui constitue depuis 2007 un cadre favorable où collaborent enseignants du secondaires et universitaires, de sciences et de philosophie, dans une réflexion sur l’enseignement visant à « donner du sens au cours de sciences ».